Fervent admirateur

Publié le par 2047.over-blog.com

On ne sera que trois à comprendre le sens caché du titre !

Petite revue express des derniers films-coups au coeur vus à la maison car ratés en salle: attention: beaucoup d'indispensables: tous !

 

nouvelledonne.jpg  Nouvelle donne de Joachim Trier ou le coup de foudre venu de Norvège et jamais entendu parler depuis sa sortie il y a quatre ans. Une telle révélation qu'il aura droit à un article rien que pour lui. La découverte d'un cinéaste sublime, le plus marquant pour moi depuis Christophe Honoré et Xavier Dolan. Un film évitant tous clichés sur la jeunesse, film rock, film littéraire (on y voit Blanchot !!), film d'amour (je fonds devant Kari), film-cinéma (Resnais, Godard et autres), film sur des destins, sur un groupe...la liste est infinie: une découverte majeure, son prochain film sort d'ici quelques mois. Amour total.

 

 

carlos.jpg  Avec Carlos Maître Assayas signe un coup de...maître. Près de quatre heures de film passionnant, une leçon magistrale de géopolitique des années 70 à 90 à travers un film d'action et des dialogues transformant les mots en balles de fusil dignes des westerns. Pas une minute d'ennui. Des scènes avec musique rock ou new-wave. Un acteur hallucinant. Un film d'une dignité et d'une intelligence suprêmes.

 

no-mercy-poster.jpg  No mercy de Kim Hyung-Jun et le polar (ou cinéma) coréen qui n'en finit plus de repousser les limites. Un polar haletant, et surtout une page qui se tourne dans mon histoire de spectateur de films coréens: ici on est dans le post-film, car il s'agit d'une forme de réécriture géniale de Old Boy et de The chaser, autant dire les sommets. Et pourtant il y a une telle réécriture que tout ici est recomposé, recréé, réinventé. La dernière séquence est à couper le souffle, littéralement.

 

wendyetlucy.jpg Wendy et Lucy de Kelly Reichardt ou le film fauché d'1h10 attachant et iirésistible. Scénario minimal, une fille et un chien, film quasi en temps réel, une bourgade paumé au fin fonds des USA, quelques figures tout sauf caricaturales, et une petite mélodie qui rappelle ce qu'est le pur charme: un ensorcellement. Son nouveau film ( La dernière piste) sort cette semaine, on y court.

 

garage.jpg  Garage de Lenny  Abrahamson ou le cousin éloigné du précédent, d'Irlande...1h10 là aussi, une bourgade paumé au fin fonds de l'Irlande, et un drôle de garçon-monsieur au centre, qui bosse dans un garage où arrive un jeune pour l'été. Magnifiques images, personnages attachants (ou pas), une sorte de chronique qui soudain s'emballe. On hésite le plus souvent entre rire, malaise et petites larmes...à la fin on n'hésite plus...

 

howisyourfishtoday.jpg  How is your fish today ? de Xialou Guo ou un petit inédit pour moi: une réalisatrice chinoise, j'avais jamais vu. Très joli film d'artiste et d'esthète, dans lequel deux histoires se complètent: un scénariste un peu paumé dans sa vie doit écrire une histoire et en parallèle on suit et voit cette histoire. Belle méditation sur la création, mais surtout une modernité de mise en scène qui doit surement aux cinéastes cités (Pasolini, Rohmer, Fassbinder) mais aussi à Wong Kar-Waï: des paysages magnifiques, et une vraie manière de filmer le couple, les errements, les attentes...

 

levoyageendouce.jpeg  Ici c'est Le voyage en douce mais en fait c'est une bonne partie de la filmographie d'un quasi inconnu pour moi que je découvre goulument, Michel Deville. Un cinéma flirtant avec plein de genre,s aux mises en scènes impressionnantes (les films des années 70), souvent drôles, plein de jeu de mots et de bons mots, parfois glaçants pour les polar d'atmosphère...aucune déception en huit films pour l'instant, un vrai petit monument, avec une préférence éblouie pour le voyage en douce donc, magnifique portait de deux femmes qui décident de larguer les amarres, sans trop de raison ni de buts. Un film à part, une pépite enfin sortie du coffre.

 

 

Et un clip réjouissant pour finir: Thurston Moore est toujours bien là, un nouvel album et merci la blogothèque pour nous faire entendre sa voix au début, sa musique ensuite (Thurston à la guitare sèche ???!!). J'ai vu Lee Ranaldo au CAPC vendredi, enfin un peu parce que c'était trop expérimental mais quand même, se trouver à deux mètres du guitariste de Sonic Youth valait bien qu'on entende ici le chanteur. Eux, ils connaissent l'éternité je crois...

 

 

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