Petits trésors cachés: Lionel Baier vs Bojena Horackova

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Je prends jamais de films d'après leur titre, là je m'y suis amusé et bingo !

A ma gauche un jeune réalisateur suisse, Lionel Baier, qui dans Comme des voleurs (à l'est) s'autorise à mélanger autofiction, comédie voire vaudeville, comique familial, dialogues percutants, road-movie, recherche des origines, et moments sérieux et émouvants. En gros: tout ça ne devrait pas fonctionner, et pourtant le cocktail prend. Un jeune homme (et homo, ça a un rôle dans le film) découvre qu'il avait un grand-père polonais, et pète un plomb en filant en Pologne, persuadé d'être enfin polonais (du jour au lendemain)...surprise de taille pour moi: c'est parfois très drôle (j'ai ri devant un film, ah ben zut !), les dialogues entre frère et soeur sont d'une vacherie réjouissante (j'ai même pensé parfois à Desplechin ou Honoré, ce qui chez moi n'est vraiment pas peu dire), brusquement on se retrouve devant du très sérieux, en gros on gigote en tous sens et on finit tout perdu. C'est le premier volet d'un quatuor sur les quatre points cardinaux, et je l'avoue j'en perds le nord: d'où sort ce mec, esbrouffe, petit maître ou vrai prometteur ?? En tout cas, il m'a eu le bougre, et ya plein d'autres films de lui. Affaire à suivre.

A ma droite, une jeune (ex)Tchécoslovaque qui dans A l'est de moi expédie son personnage exilé à Paris vers la Russie désormais ex-soviétique. Le film entrecroise donc le trajet, dans un langoureux voyage en train presque documentaire, très beau,  et le passé, cette découverte du Paris des années 80, le Palace, la dope, les marges. Etrange et émouvant, et donc à l'est: toujours du nouveau...

 

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