I love Mia Hansen

Publié le par 2047.over-blog.com

 

Retour aux affaires après un détour par La Rochelle, Milan (grrr), Varsovie (parfait), Paris et ses cousins, Montpellier et CCCP enfin, Marseille et Toulouse. Retour au bercail, et retour sur le coup de coeur de début d'été.

 

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Première fois que j'emmenais Mathilde voir un film de ma protégée Mia Hansen-Love dont j'ai déjà parlé longuement ici  link et là link, et éloges à la sortie: alors content. Un amour de jeunesse boucle une non-boucle: après avoir réalisé deux films sur des adultes durant sa jeunesse, la demoiselle a trente ans et s'occupe du sujet le plus rebattu du cinéma français: la jeunesse.

Un premier quart-d'heure où je reste sceptique, puis ça s'envole: pour la troisième fois consécutive, Mia Hansen-Love construit un film à sa façon, baigné de lumière, de jeux d'acteurs hors-normes, d'ellipses brusques, de longs silences, et surtout de contournement des clichés propres au genre de film élu. Effectivement, ça ne fait pas français, et pourtant je n'arrive toujours pas à savoir pourquoi, et encore moins ce que cela fait. Elle construit clairement un univers, elle filme à fleur de peau et révèle une actrice dont je suis déjà friand, Lola Creton, et surtout exprime l'intériorité de ses personnages à l'aide de plans physiques. Ces bouts de vie au final s'assemblent pour construire une analyse étrange de l'amour, aussi nécessaire qu'incompréhensible, aussi directeur que boussole perdue. Un film doux et âpre, dans lequel il fait bon se lover (sans jeu de mots), et encore une fois un film impressionnant de maîtrise lorsqu'on connaît l'âge de sa réalisatrice. Tranquillement, patiemment, elle construit une oeuvre frémissante et loin des sentiers classiques, à l'image de ses personnages qui prennent le temps de marcher silencieusement dans des paysages qui n'apportent aucune réponse, sauf parfois...Un pur cinéma de la finesse et de l'observation, qui pour la troisième fois aura enchanté mon quotidien.

 

Bientôt le 24 ! (double sens !)

 

 

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